Gestion des effluents phytosanitaires
Mardi, 03 Novembre 2009 09:12
| L'arrêté du 12/09/06 a imposé la gestion des effluents phytosanitaires (eaux de rinçage de la cuve du pulvérisateur, vidange du fond de cuve, eaux de lavage de l'appareil...) qu'ils soient produits ou ramenés sur l'exploitation. En pratique, deux méthodes de gestion de ces effluents sont laissées au choix de l'agriculteur : au champ, sous certaines conditions, ou au siège de l'exploitation, avec recours à l'utilisation d'un procédé de traitement ou à un prestataire agréé. Ces deux méthodes peuvent être complémentaires sur la même exploitation. |
Gérer ses effluents au champ
Les eaux de rinçage de la cuve du pulvérisateur peuvent être épandus sur la parcelle qui vient d'être traitée à condition que le fond de cuve ait été dilué avec un volume d'eau au moins égal à 5 fois le volume du fond de cuve, et que la dose totale ne dépasse pas la dose maximale autorisée.
Après dilution et épandage, la vidange du fond de cuve est possible si la concentration de la bouillie phytosanitaire utilisée a été divisée par 100. Cette vidange n'est possible qu'une seule fois par an sur une même surface et à condition que le sol puisse absorber cet effluent. Elle doit avoir lieu à plus de 50m des points d'eau, caniveaux et bouches d'égout, à plus de 100m des lieux de baignades, piscicultures et points de prélèvement d'eau pour la consommation humaine ou animale.
Le lavage de l'extérieur du pulvérisateur peut être réalisé au champ, après rinçage interne de la cuve, à condition de respecter les mêmes contraintes que pour la vidange du fond de cuve.
Si la gestion de ces effluents à la parcelle semble la solution la plus simple, le système d'exploitation peut conduire à choisir une voie alternative ou complémentaire de gestion sur le site d'exploitation.
Traiter ses effluents sur le siège de l'exploitation
Tous les effluents qui ne seront pas gérés à la parcelle devront l'être sur l'exploitation. Dans ce cas, les effluents doivent être stockés puis traités par un procédé reconnu par l'administration. Plus le volume d'effluents générés sera grand, plus le coût de leur épuration sera élevé.
Deux solutions sont possibles pour traiter ces effluents : 1/ les faire collecter et traiter par un centre spécialisé en tant que DIS (Déchet Industriels Spéciaux) : cette option a un coût très élevé. 2/ les traiter sur place en utilisant un des dispositifs spécifiques homologués.
La mise en œuvre d'un procédé de traitement implique le strict respect de sa notice technique.
1/ Dans le cas d'une prestation, le prestataire doit fournir un contrat de suivi du dispositif, de collecte et d'acheminement des déchets générés vers un centre agréé.
2/ Dans les autres situations, la tenue d'un registre est obligatoire. Le registre doit comporter les éléments suivants :
- Nature des effluents : nom du produit, quantité, dilution, dates des apports...
- Suivi et entretien du procédé : dates, nature des opérations réalisées...
- Epandage et vidange : dates, quantité épandue, parcelle et surface
Contacts :
![]() Géraldine DUBRAYS 05.63.63.79.76 |
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